Quand les machines à sous d’avant guerre se nommaient distributeurs automatiques

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On jouait avec des jetons de 30 mm, mais aussi avec les grosses pièces de 10 centimes Daniel-Dupuis, le penny anglais ou la 10 centesimi italienne.

 

Par exemple les jetons du fabricant de machine à sous Le Dentu (Orléans).

Le dédale -1907

et ses autres machines à sous:

 

Les jetons de machine à sous et jeux d'arcade Spanagel, fabricant de machines à sous parisien, installé rue Louis-Blanc, et attesté de 1913 à 1936 (source : LEMAITRE Jean, 2008, Les machines à sous, éd. Alternative, p. 200).

N#484051

 

Les machines d’autres fabricants sont oubliées :

Humbert (Lyon)

N#456626

 

Deraigne

N#456624

Mes recherches sur le patronyme Deraigne à l'époque ne m'ont mené qu'à un marchand de vin parisien, malencontreusement décédé après avoir été mordu à la main par un des ses employé énervé.

 

Mais, ces deux derniers constructeurs fabriquaient ils des machines à sous ou d’autres types de machines automatiques nombreuses à l’époque ?

Referee of south atlantic islands

Belle recherche, j'ajoute que l'usage de penny anglais ou autres modules étrangers était interdit, c'est parfois écrit directement sur les machines !

 

Je n'ai pas la réponse à la question que tu poses… Deraigne et Humbert sont tous les deux absents de la liste des inventeurs et constructeurs de LEMAITRE Jean, 2008, Les machines à sous, éd. Alternative (ouvrage qui traite également des distributeurs tels que ton dernier exemple).

 

…mais j'adore ton sens du détail, au sujet de la mort de Deraigne !!

Frenchlover

Mes recherches sur le patronyme Deraigne à l'époque ne m'ont mené qu'à un marchand de vin parisien, malencontreusement décédé après avoir été mordu à la main par un des ses employé énervé.

 

bonjour

 

par son homme de main !

Celui qui pose une question risque de paraître sot pendant cinq minutes, mais celui qui n'en pose pas restera sot toute sa vie.

On peut objecter que Thévenon faisait la différence entre les distributeurs automatiques et les appareils automatiques

N#54843

Et l'Annuaire du commerce Didot-Bottin faisait aussi la différence puisqu'il y avait la rubrique “Distributeurs automatiques” consacrée aux machine à sous et une rubrique séparée “Machines automatiques”.

Referee of south atlantic islands

Thévenon gravait ce que lui demandaient ses clients. 

Tous ces jetons de module identique étaient interchangeables. Voici un lot vu sur un site de vente où la patine identique prouve que tous ont vieilli au même endroit (dans la même machine ? je n'ai pas l'info malheureusement) :

 

Concernant les deux appellations, “Machine automatique” est plus vague et devrait logiquement inclure les distributeurs, les machines à sous et peut-être d'autres trucs (jukebox…).

À voir à quel bottin tu te réfère, car après l'interdiction de 1937 des machines à sous ont été converties en distributeurs (de bonbons par exemple) pour contourner l'interdiction et reprendre du service. Il faudrait en éplucher plusieurs pour voir s'il y a une évolution…

Pour ces gros jetons, on est plutôt dans les années 1900-1920, et dans le bottin, la différence est assez mince entre les “appareils automatiques” et les “distributeurs automatiques”, avec des références croisées.

Je pense que tu ne mettrais pas les jetons que tu présentes dans la rubrique “autres jetons de distributeurs” :)

Donc pareil pour Le Dentu et Spanagel.

Referee of south atlantic islands

Frenchlover

Je pense que tu ne mettrais pas les jetons que tu présentes dans la rubrique “autres jetons de distributeurs” :)

En l'occurrence ils y sont déjà ! recherche catalogue

C'est ce qui correspond le mieux dans la classification numista en l'état des connaissances : il n'est pas prouvé qu'ils servaient dans des machines à sous ; ils pouvaient sans doute servir dans plusieurs types de machines (qui restent à déterminer), donc la rubrique “autres” leur va bien.

Les bottins n'aident pas avec les références croisées, à part montrer que ces entreprises fabriquaient des machines un peu variées. Par exemple Bussoz avec ses machines à sous et son fameux Bussophone, ancêtre de jukebox.

 

On en trouve d'autres à la page automates : notamment la New Polyphon Supply Cie dont on connaît bien les jetons.

 

Noter à la page Béraud : “distributeurs automatiques de jetons de consommation pour cafés, bars et marchands de vins.” →  on voit comment une tournure de phrase permet de considérer une machine à sous comme un distributeur automatique (ils auraient pu ajouter “aléatoire”!)

Les jetons “Bussophone” et "Bussoz & De Vere" sont bien différents.

De plus il existe de nombreuses roulettes Bessoz au format 10 centimes

Referee of south atlantic islands

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